About Me

Né à Tourcoing, Olivier Spillebout est un éducateur sportif qui a commencé sa carrière dans la création et la gestion de clubs de sport à Lille. Il ouvre son premier club dans le quartier de Fives, rue Pierre Legrand en 1988, et s’implique à l’époque dans l’organisation de compétitions sportives et en tant que juge en culture physique au niveau international.


Le Canard du Fitness, 1994 ;-)

Le responsable de la création de ces clubs qui marchent très fort est un jeune professeur de gym, qui après une formation au CREPS de Montry à démarré comme une fusée. Olivier Spillebout, aujourd'hui âgé de 25 ans, à ouvert sa premère salle en 1989 à Lille, Le Panatta Gym.


Dans les années 90, Olivier Spillebout travaille à Fives, il est voisin d’une vieille usine abandonnée, ancien Office Général du Papier. Le contexte de l’époque est celui du début de la reconquête urbaine, des réhabilitations d’anciens bâtiments et des reconversions économiques. Olivier Spillebout, s’imagine pouvoir faire revivre la vieille usine de papier en friche en la réhabilitant totalement lui-même pour en faire son habitation.

En 1997, le bâtiment est à l’abandon, rempli de ferraille, de mauvaises herbes et de bandes de papier, ouvert à tous vents. Le propriétaire, la Ville de Lille, n’a pas de projet. Olivier Spillebout obtient la mise à disposition du lieu et le débarrasse, y amène les fluides, le tout-à-l'égout, refait l’étanchéité et y réalise les aménagements nécessaires au fur et à mesure de ses possibilités, pour y emménager sa résidence et ses activités.


En parallèle, photographe amateur, il est un passionné d'image, et entre très jeune en photographie par la porte des cercles photographiques. Il gagne d’ailleurs en décembre 2000 le premier prix du célèbre concours amateur du magazine “PHOTO”.

Du muscle au premier prix de "PHOTO"

Olivier Spillebout a remporté le premier prix du concours international du magazine PHOTO. Une consécration pour cet artiste amateur. Premier prix au concours international du magazine "PHOTO", on comprend sa joie. D'autant plus que la sélection s'effectuait entre quelque 46 000 autres clichés venant de 63 pays pays différents !

Festival en vue !

Avide de contacts et d'échanges, il compte bien profiter de cette nouvelle reconnaissance pour étendre encore son réseau. Et ainsi faire en sorte que le festival qu'il met en place actuellement à Lille, baptisé "Les Transphotographiques", s'enrichisse d'avantage. L'ouverture est prévue à la date du 3 mai. Au programme, trois jours de rencontres, ateliers découvertes, conférences, bourse à l'occasion et concours. L'évènement se poursuivra pendant deux semaines encore, grâce aux expositions prévues dans un bon nombre de bâtiments publics lillois. Voix du Nord, décembre 2000


La Maison Photo

Souhaitant recentrer ses activités sur la Photographie, il transforme le bâtiment année après année en vue de lui redonner vie, et d’en faire un espace muséal dédié à la photo. C’est le début de la Société de Photographie “Atelier de la Photo” qui accueille ses stages et réunions dans le bâtiment encore partiellement rénové. Ensuite, en 2003, l’usine devient officiellement la Maison de la Photographie : cela fait aujourd’hui 20 ans que son action contribue au développement sur le territoire de la culture en général, et de la photographie en particulier, avec une stratégie ambitieuse : soutien à la création, à la production et à la diffusion des artistes, capacité d’accueillir le meilleur de la Photographie Internationale, et de promouvoir, au delà des frontières, la création régionale.

2002

2006

2012


Les débuts de l'Atelier Photo

En parallèle, en 2000, conscient qu'un grand événement photographique est possible au nord de Paris, Olivier Spillebout, fortement inspiré par les Rencontres d’Arles, s'appuie sur son expérience de l'évènementiel pour concevoir et proposer aux collectivités et aux sponsors le projet des Transphotographiques : un festival généraliste de niveau international, rayonnant sur tout le Nord - Pas de Calais et débordant sur la Belgique, avec Lille comme point focal, cité située au carrefour de l’Europe, entre Paris, Bruxelles et Londres.

Le concept, inédit en France à l'échelle d'une région, séduit et convainc les partenaires et le public dès la première édition en 2001. Depuis, il en dirige chaque année la programmation, parfois en y associant des commissaires invités, et en adoptant une direction artistique originale tournée vers la jeune création photographique Européenne et vers les échanges avec Galeries et festivals internationaux. Un lien particulier se crée au fur et à mesure des éditions, avec certains pays, comme la Pologne, l’Italie ou les Etats-Unis, grâce à des rencontres artistiques fortes transformées depuis en amitiés photographiques.

Aujourd’hui manager d'une petite entreprise culturelle, la Maison de la Photographie, à laquelle s’adosse le Festival Transphotographiques, Olivier se concentre sur la qualité et l'impact artistique de ses projets : son œil de photographe le rend très attentif au choix des lieux d'exposition, qu'il aime spacieux et inattendus  et à la scénographie. En amont, il est tout aussi exigeant sur la programmation, qui forge l'identité de ses expositions, et se donne ce cahier des charges imposant : développer l'esprit démocratique de la culture, révéler de jeunes talents, célébrer les grands photographes, porter un regard sensible sur l'avant-garde contemporaine et promouvoir la scène photographique régionale.


Son enthousiasme, son énergie et sa ténacité l'aident à convaincre les plus grands (Ronis, Klein, Lindbergh, Lagerfeld, Roversi, Horvat, Yann Arthus Bertrand...) de l'accompagner dans l'aventure.

Selon Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie à Paris : "Olivier est un homme d'action essentiellement, qui va au bout de ses passions. C'est parce qu'il est fonceur que ses projets ont un tel retentissement."

En 2018, alors que les pouvoirs publics initient à Lille un grand projet d’Institut pour la Photographie, Olivier se mobilise pour défendre la survie de sa structure et pour éclairer les décideurs sur les choix culturels régionaux et nationaux.


Décembre 2016

Interview  dans ISSI MAG

ISSI Magazine

Jan 2016

 

1 - Bonjour Olivier. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis né à Tourcoing, et j’ai grandi dans le Nord. Educateur sportif de formation, j’ai dirigé plusieurs structures sportives sur la Métropole Lilloise, tout en confirmant en parallèle une passion pour la photographie, qui est née très tôt. J’ai des souvenirs assez éloignés maintenant, d’avoir fréquenté dès 15ans le club photo d’une MJC, puis d’avoir affiné ma pratique personnelle pendant plusieurs années en visitant expositions et festivals.

Ensuite, dès 1997, j’ai créé puis animé une association lilloise dédiée à la photo. Je suis aujourd’hui Directeur de la Maison de la Photographie de Lille, qui fête ses 20 ans cette année, et du Festival Transphotographiques, qui a largement contribué à sa renommée depuis 2001.

 

ISSI Magazine

Jan 2016

 

2 - Comment est née la Maison de la Photographie ? Comment êtes-vous devenu l'initiateur de ce lieu incontournable ?

C’était en 1997, j’étais voisin à Lille Fives une vieille usine abandonnée, que j’ai trouvée idéale pour accueillir un projet culturel. A cette époque, le bâtiment était en friche, on y trouvait toutes les traces des activités passées : de la ferraille et des bandes de papier passé à la déchiqueteuse. J’y ai fait les travaux moi-même au fur et à mesure de mes possibilités. C’est le début de la Société de Photographie “Atelier de la Photo” qui accueillait ses stages et réunions dans le bâtiment encore partiellement rénové.

En 1999, conscient qu'un grand événement photographique était inexistant mais possible au nord de Paris, je me suis appuyé sur mon expérience de l'évènementiel pour concevoir et proposer aux collectivités et aux sponsors le projet des Transphotographiques.

J’ai donc créé en 2001 le festival des ​Transphotographiques à Lille et sur la métropole lilloise, événement qui en quelques années s'est solidement installé dans le paysage culturel international. J’en dirige chaque année la programmation, parfois en y associant des commissaires invités, et en adoptant une direction artistique originale tournée vers la jeune création photographique Européenne et vers les échanges avecGaleries et festivals internationaux.

En 2003, l’usine est devenue officiellement la Maison de la Photographie, et y a accueilli sa première grande exposition dans le cadre des Couleurs du Temps, uniquement sur une partie du 1er étage, seul espace finalisé et chauffé, à l’époque, le RdC étant encore pour partie qu’un immense préau ouvert.

Ensuite, j’ai travaillé chaque année, en parallèle du développement des Transphotographiques, à proposer à la Maison de la Photographie des artistes marquants, de la jeune création, pour qu’elle devienne le lieu de référence régional, national et international qu’elle est aujourd’hui.

 

ISSI Magazine

Jan 2016

 

3 - Quels sont vos plus beaux souvenirs à la Maison de la Photographie ?

J’en ai plein !! Nous avons refait un historique il n’y a pas longtemps, car nous fêtons en 2017 les 20 ans du projet. La Maison de la Photographie a été intimement liée depuis des années à la renommée desTransphotographiques, et il est difficile de la dissocier de ce festival qui attire les plus grands artistes àLille.

Dès 2001, j’ai les souvenirs d’une formidable aventure, avec ​Willy Ronis ​pour une exposition marquante au Palais Rihour ; le hasard a fait que la même année il avait les honneurs d’un livre rétrospective et d’une édition spéciale de Reporters Sans Frontières qui lui était consacrée.
En 2003 ​notre première collaboration avec ​Peter Lindbergh s’est traduite par une grande réussite et une grande fierté : celle d’avoir pour la première fois fait entrer ses oeuvres au Palais des Beaux Arts de Lille, qui n’avait jamais montré de photographie contemporaine auparavant. Cette même année, autre souvenir, celui de la confiance que m’avait accordée Mgr Defois, Archevêque de Lille, en nous octroyant le prêt de laCrypte de la Cathédrale de Treille, lieu majestueux qui n’avait jamais été ouvert au public, et où nous

avons présenté la Collection Harry Lunn, avec des photographies entre autres de Mapplethorpe ​et ​Joel Peter Witkin​. Avec du recul c’était une performance exceptionnelle, qui a pu surprendre quelques paroissiens, mais a permis à l’époque de rendre possible l’émergence du Musée d’Art Sacré.

Je retiens aussi bien sûr l​’année 2004​, avec la grande exposition de l’artiste international ​GeorgesRousse​, accompagnée une création-installation éphémère de sa part, dont il reste quelques traces dans l’escalier d'accès au 1er étage de la Maison Photo.
Cette même année le grand photographe américain ​William Klein a passé un mois en notre compagnie àLille, pour photographier les “lillois”.

Il y a eu aussi ​en 2008 une très belle et émouvante rencontre avec ​Sabine Weiss​, un monument de laPhotographie française, pour une exposition que nous avions organisée hors les murs au Colysée de Lambersart.
Dans le cadre des Transphotos 2008, la venue pour la première fois à Lille d’une icône incontestée de la mode nous a tous marqués : ​Karl Lagerfeld​, avec son exposition - installation inédite.

C’est aussi une de mes grandes fiertés dans ce projet : d’avoir réussi, grâce à notre initiative, à notre ténacité et notre professionnalisme, à faire se déplacer sur notre territoire les plus grands artistes, photographes ou personnalités. Comme justement ​Karl Lagerfeld ​qui n’avait jamais mis un pied à Lille.

C’est dans cet esprit également qu’en ​2012, ​avec ​Christophe Girard adjoint à la culture de la Ville deParis à l’époque, et ​Jean Luc Monterosso,​ directeur de la Maison Européenne de la Photographie àParis, a été signé un partenariat important pour la Maison de la Photographie : cette alliance a permis le grand retour à Lille de ​William Klein​ avec son travail sur Rome.

Cette année a été marquante, car en décembre, une immense foule se presse au vernissage de ​Charlotte Rampling, ​accompagné de ​Jean Michel Jarre,​ jamais vu autant de monde à Fives !

En septembre 2013​, 10 ans après l’avoir accueilli au Palais des Beaux Arts de Lille, j’ai eu grand plaisir à retrouver le charmant ​Peter Lindbergh​, grand Photographe de mode avec son exposition “Berlin”, qui inaugurait les locaux agrandis de la Maison Photo.
Année royale car c’est aussi le souvenir d’avoir présenté sur nos murs les photographies d’​Helmut Newton​.

En 2014​, les moments forts se succèdent avec la très belle exposition “Paris by” du photographe anglaisMartin Parr, en partenariat avec la MEP, avec la venue exceptionnelle du grand réalisateur ​Costa Gavras pour ses clichés consacrés aux tournages dans le Nord

BIen sûr, en parallèle de ces souvenirs de personnalités plus marquantes, j’ai plein de souvenirs sur tous les travaux d’artistes qui interpellent tout autant le public fidèle de la Maison de la Photographie : des photographes de toutes nationalités, en monographie, mais aussi en expositions collectives : le ​Prix HSBC pour la Photographie​, que nous avons présenté plusieurs fois, ou encore ​la Bourse du Talent ​en partenariat avec la Bibliothèque Nationale de France et Photographie.com,

Et puis je ne peux pas oublier “l’effet” ​Julian Lennon​, ​début 2016 : ce photographe engagé nous a marqués par sa sensibilité, son accessibilité et sa modestie.

 

4 - Notre prochain numéro propose un nouveau regard sur l'art, la mode et la photographie. Quel est votre avis sur le sujet ?

La mode et la photographie sont deux arts qui se parlent, dialoguent, se répondent en permanence, et qui partagent un point commun essentiel : ils reposent sur l’image.

C’est d’ailleurs une relation que j’avais choisi d’explorer en 2008 dans le cadre du festivalTransphotographiques sur le thème “Mode et Photographie” ; il n’était pas consacré exclusivement à la photographie de mode mais justement explorait l’ensemble des relations entre ces deux dimensions.

A la Maison de la Photographie, nous avons souvent fait la part belle à la mode, non seulement avec des expositions comme celles évoquées plus haut de Lindbergh, Newton ou Lagerfeld, mais aussi avec des projets engagés comme celui de Joseph Chiaramonte en 2010, et Maurice Renoma en 2014, ou encore avec des événements comme récemment celui de Marithé + François Girbaud.

Ces derniers temps, nous avons vu émerger à Lille de nouveaux magazines, je pense bien sûr à Issi, comme à Apologie, qui font le lien entre les arts, le design, la mode et la photographie. C’est une très bonne chose et ce sont de belles initiatives à poursuivre ! Longue vie à eux !

 

ISSI Magazine

Jan 2016

 

5 - Que pouvons-nous vous souhaiter pour les 10 prochaines années à la Maison de laPhotographie ?

Avant de parler du futur, permettez-moi un bref aparté et un bilan sur la place de la photographie en métropole Lilloise et en région, car c’est pour moi un bilan mitigé.

Cela fait 20 ans que notre action contribue au développement sur le territoire de la culture en général, et de la photographie en particulier ; malgré cela, la Maison de la Photographie reste une structure fragile, qui éprouve de grandes difficultés à continuer à exister et à préserver son ADN : soutien à la création, à la production et à la diffusion des artistes, capacité d’accueillir le meilleur de la Photographie Internationale, et de promouvoir, au delà de nos frontières la création régionale.

Les collectivités, ces dernières années, ont choisi de privilégier leurs projets, parfois pharaoniques, en se désintéressant de projets indépendants comme le nôtre et je ne trouve pas cela légitime.

Quel est le sens, d’un accompagnement pendant de nombreuses années, de la construction d’outils comme peuvent l’être la Maison de la Photographie ou les Transphotographiques, pour ensuite laisser tout ce travail accompli, sans suite.

Il n’est pas légitime, alors qu’en 2016, nous présentions la grande exposition “CAPA in Color”, montrée auparavant à New York, Budapest et Madrid, que nous ne soyons soutenus par aucune collectivité pour la présentation à Lille, au Tri Postal. Je précise que l’illustre Robert Capa n’avait jamais été exposé ni à Lille ni en région.

Il n’est pas légitime, que notre structure soit obligée à ce point de modifier son modèle économique en développant une activité événementielle, pour survivre, mais en dégradant l’offre et la mission qui doit être celle d’un centre d’Art dédié à la Photographie.

Les Projets pour ces 10 prochaines années, il y en a plein, à commencer par un véritable espace, muséal, en adéquation avec l’ambition que notre territoire devrait avoir pour porter la Photographie.

Notre région doit se doter d’un lieu beaucoup plus grand que celui, historique, que nous exploitons actuellement. un lieu probablement en métropole Lilloise, ou même ailleurs dans les Hauts de France, et d’au moins 2 à 3000m2 au minimum.

Nous devons être capables, comme par le passé, d'accueillir de grandes expositions internationales sur le territoire. Nous devons pouvoir emmener nos artistes régionaux, pour les promouvoir, là où aussi se passe la Photographie, je pense à Paris Photo, je pense aux Rencontres d’Arles, ou dans les grandes rencontres internationales, dans le même esprit qu’à Avignon, quand le Conseil Régional emmène et présente les compagnies théâtrales régionales.

J’aimerais donc que la Maison de la Photographie devienne autant reconnue et soutenue au niveau local qu’elle l’est au niveau international.

De grandes institutions, comme le Jeu de Paume, La Maison Européenne de la Photographie, ou encore l’International Center of Photography de New York nous font confiance, alors aussi ici au niveau local, je souhaite que les collectivités, la métropole, le département, la région, l’Etat, sans esprit partisan, sans lien avec les changements politiques, viennent consolider notre structure pour qu’elle puisse développer des projets et accompagner encore de nombreuses années la création artistique ! 

 


Oct 2018

QUINTESSENCE Magazine

QUINTESSENCE Magazine

Oct 2018

Internationalement connue et reconnue par tous les passionnés de la photographie, La Maison de la Photo implantée en plein cœur de Lille Fives est un lieu à part né de la vision et la ténacité d’un homme, il y a plus de vingt ans, un lieu trans social et trans culturel, délibérément tourné vers l’autre. Il ne faut pas beaucoup de temps pour comprendre qu’Olivier Spillebout est un passeur de talents, un passeur d’émotions et quelqu’un qui aime les gens. Sa Maison d’ailleurs qui a accueilli les plus grands noms de la photographie comme Willy Ronis, Peter Lindbergh, Sabine Weiss, Costa Gavras, William Klein, transpire de ces qualités rares d’un homme arrivé à la photo lui même par amour des corps qu’il a voulu immortaliser. 

QUINTESSENCE Magazine

Oct 2018

Devenu directeur d’un des plus haut lieu culturel de la région Hauts deFrance, comme le dit avec des étoiles dans les yeux Jean-Luc Monterosso, membre incontournable de la grande famille des photographes français et européens qui part en Chine s’occuper du plus grand musée de la photo du pays, Olivier Spillebout a également donné à ce quartier déshérité de la ville une forte impulsion économique et sociale. 

QUINTESSENCE Magazine

Oct 2018

Mais il ne s’est pas arrêté là. En plein mois d’Aout 1997, un article dans la VoixDu Nord l’interpelle, la région cherche son festival ! Qu’à cela ne tienne ! Olivier Spillebout rencontre à Arles, Didier Fays, l’un des créateurs du plus vieux magazine en ligne français consacré à la photographie, impressionné par ce jeune homme qui ne veut pas inventer un Arles bis et mais au contraire crée un festival photo chez ceux « qui ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors »qui s’inscrive dans le tissu patrimonial et social de la ville de Lille, les Transphotographiques virent le jour ainsi. Une belle surprise, des expos étonnantes dans des lieux divers : Les maisons Folies, le Musée des Beaux-arts, la crypte de la cathédrale de la Treille qui grâce à cette initiative se transformera en musée d’Art sacré.

QUINTESSENCE Magazine

Oct 2018

Une première en France avec une exposition consacrée uniquement aux femmes photographes, Olivier Spillebout ne cessera pas de donner des lettres de noblesse à cet art populaire fragile, tant à l’image des valeurs humaines. Jean-Luc Monterosso d’ailleurs me confiera ému que ne pas soutenir un lieu comme celui-là, construit avec une passion incroyable, serait une tache indélébile dans leNord culturel. Espérons que cette Maison dure et nous transporte encore avec son exigence, sa magie et sa convivialité, longtemps, très longtemps.



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